juin 082009
 

Un tabou sur le devant de la scène

Ludovic Lescieux, étudiant à Bordeaux-I, termine le tournage d’Escorte, un film sur le sujet délicat de la prostitution étudiante

Tout commence avec un article, un sujet qui choque : la prostitution étudiante. Intrigué par la question, Ludovic Lescieux, 22 ans, s’informe, rencontre et va même jusqu’à se faire passer pour une escorte. «C’est très facile de franchir le pas, surtout sur Internet. En deux, trois jours à peine, j’avais reçu près de 90 messages de clients potentiels», déclare-t-il.

Une réalité d’autant plus frappante que lorsqu’il en parle autour de lui, Ludovic découvre qu’il côtoie quotidiennement des étudiantes qui ont régulièrement recours à cette pratique. «Très facilement, j’ai pu rencontrer des jeunes filles qui sont dans ce cas-là, généralement de façon inopinée, en soirée.Elles sont comme tout le monde. Elles galèrent pour payer leurs factures et c’est le moyen qu’elles ont trouvé pour gagner rapidement de l’argent».

Un an et tout autant de recherches plus tard, le voici qui tourne son premier film sous la casquette de réalisateur. Une fiction qui s’inspire des différents témoignages qu’il a pu recueillir et qui confronte Mathilde, une jeune étudiante cherchant à devenir astrophysicienne, à la dure évidence d’une vie ponctuée par les impayés. C’est parce qu’il lui faut toujours plus et encore plus vite qu’elle finit par essayer «juste pour cette fois». Mais il s’agit d’un cercle vicieux et infernal. «C’est le virtuel qui mène, en quelque sorte, à la débâcle psychologique», explique-t-il.

Le jeune réalisateur considère que la prostitution de rue est totalement différente de celle à laquelle ont recours les étudiantes. «C’est plus occasionnel, pour dépanner et par rapidité. Par ailleurs, les clients recherchent quelque chose en plus : ce qu’on appelle le «social time», un temps avant l’acte pour faire connaissance, au restaurant par exemple».

Financé à hauteur de 5 200 € par des fonds publics locaux, le film devrait être projeté à la rentrée dans les quatre universités de Bordeaux, voire dans certaines salles.

mai 222009
 

Le journal Sud ouest a fait un article sur le film ESCORTE dont je vous propose la lecture ici.

Le tournage commence ce jeudi matin, dans un appartement de Saint-Pierre. Il se poursuivra, jusqu’au 6 juin, entre un hôtel libournais et le parc ou les bâtiments de la fac de sciences, à Talence.

Ces lieux vont voir apparaître une mini-caméra DV, une perche, un projecteur, un chariot de travelling, et, au centre de cet attirail ambulant, une petite troupe largement étudiante : les trois comédiens principaux sont des comédiens en formation, les deux assistantes du réalisateur sont inscrites en mastère cinéma (Bordeaux 3), les trois scriptes sont étudiantes à Bordeaux 1, l’éclairagiste et le preneur de son font leurs armes en BTS audiovisuel… et leur chef d’équipe, le « réal », est étudiant en troisième année de physique-chimie, à Bordeaux 1. Ludovic Lescieux, 22 ans, passionné de réalisation, porte ce projet depuis plus d’un an. « Ayant peu d’expérience, j’ai décidé de me créer ma propre expérience », observe-t-il avec énergie.

Petit budget de 5 200 euros

Pour ce premier film, intitulé « Escorte », l’aspirant-cinéaste a choisi un sujet caché, difficile à mesurer : la prostitution étudiante. « J’ai beaucoup travaillé avec la sociologue Éva Clouet, spécialisée sur ce thème, mais aussi à partir de livres de témoignages ou de rapports, parfois controversés, d’organisations syndicales étudiantes. Autre source, à ma grande surprise : le bouche-à-oreille. Je n’ai pas eu trop de mal à trouver des étudiantes qui ont été confrontées à cette expérience… La prostitution étudiante n’a rien à voir avec la prostitution traditionnelle, le trottoir. Elle est souvent occasionnelle et passe par le Net. »

Ludovic a imaginé l’histoire de Mathilde, brillante étudiante qui veut devenir astrophysicienne mais manque d’argent. Le baby-sitting sera une première parade à la galère, mais cette option lui rapporte peu, tout en lui coûtant beaucoup de son temps, notamment de son temps de révision. Soumise à un contre-la-montre pour régler des loyers impayés, Mathilde devient escorte. Une fois, deux fois… sans mesurer qu’elle paiera cash, au moment des révisions pour les examens, le coût psychologique de cette activité. « J’essaie d’avoir une approche nuancée de mon sujet. Par exemple, il y a parmi mes personnages, une étudiante qui a choisi la prostitution, pour rompre, psychologiquement, avec un milieu familial et une éducation très stricts qui l’ont fait souffrir. »

Ce film de 52 minutes sera montré l’an prochain dans les quatre universités du campus. Et peut-être, selon sa qualité, dans quelques salles de l’agglo. Il faut voir le résultat, mais Ludovic inspire plutôt confiance, par sa réflexion et par sa détermination. Laquelle lui a permis de rassembler, pour financer ce tournage, un petit budget de 5 200 euros grâce aux aides du Crous, de Bordeaux 1, de la mairie de Talence, de Bordeaux IV, et de Jeunesses et Sports.
Julien Rousset

mai 192009
 

« Escorte » est un film réalisé par Ludovic Lescieux qui raconte le cheminement d’une jeune étudiante qui va l’amener vers la prostitution.
J’y interprète son premier client, un homme courtois mais ambigüe qui va s’attacher à cette jeune femme et va la considérer comme sa maitresse.

avr 242009
 

Il s’agit d’un spot d’une durée maximum d’ 1minute 30 qui s’inscrit dans le cadre d’un concours ouverts aux jeunes réalisateurs et dans la perspective de la journée nationale de prévention du suicide programmée le 5 février 2010.
Les contraintes sont : l’originalité, la percussion et rester positif. Il ne s’agit pas d’une publicité. Les films seront utilisés pour des opérations de prévention.
Ce projet est porté par 2 talentueux réalisateurs, killian Querre et Yacine saadi qui m’ont emballé avec leur film « 10273 jours » diffusé lors du 17ème kino session.
Ils m’ont demandé d’interpréter le personnage principal de leur spot et visiblement nous allons partager le plaisir de tourner ensemble demain sur un sujet trés difficile.

avr 092009
 

Le storyboard est souvent en plus de sa fonction d’aide à la planification des plans qui constituent un film, une réalisation artistique a part entière. Il reste une curiosité pas mal recherché sur le net et il constitue sur ce blog les pages les plus visitées de ces 3 derniers mois.
Je vous propose de découvrir la première séquence de « Erreur au paradis » storybaordé avec talent par Tohm Francisco. Il s’est amusé à mettre ses photos sur la dernière page en face su storyboard qu’il a dessiné.
Il s’agit de photos de tournage et non pas d’images issues du film et il est donc difficile de porter un jugement sur le respect du plan dans ce cas précis.

En cliquant sur les miniatures, les pages du storyboard s’agrandissent !

2ème semaine de tournage the toaststoryboard erreur au paradis storyboard erreur au paradis storyboard erreur au paradis storyboard erreur au paradis

avr 042009
 

« Les squatteurs » est une série auto produite par Camera Rolling Prod.
Le projet est porté par Thomas Allamand et Nymphéa Protin.
Nous nous étions croisés lors du tournage de « Assigned ». Nous avions échangés nos coordonnées et ils ont eu la gentillesse de me contacter et de me faire confiance en me donnant un rôle récurent.
La série qui est une comédie est inspirée d’une série américaine qui s’appelle « That 70′s show ».
C’est le pilote qui est actuellement en tournage.
J’y interprète le rôle du père de Gauthier. C’est un rôle secondaire mais qui est présent tout au long de la série.
Quelques boites de production semblent intéressées par le projet et si le pilote plaît et répond à leurs attentes, la série pourra être menée à son terme.

avr 032009
 

Erreur au paradis est un film de Vincent Hourquet.
Pour indiquez un peu l’univers du film, Vincent le définit comme un petit trip à la « Albert Dupontel ».
J’y interprète le rôle de Saint Pierre.
C’est la deuxième fois que je joue un Saint mais cette fois je prends du grade !
Dieu peut être la prochaine fois ?
saint-pierre