L’enfant du pays sur la route du court
Frédérick Diot a planté sa caméra sur la route de Hérissan à Macavin pour tourner « La Grande Roue de Pripiat », un court-métrage qui sera diffusé fin mars-début avril. (photo J.-C. R.)
Frédérick Diot vient de tourner en Gironde un court-métrage intitulé « La Grande Roue de Pripiat ». Ce jeune réalisateur, originaire de Castelnau (1), vient de terminer son mastère de création d’images à l’Isic (université de Bordeaux 3). Il compte à son actif quelques courts-métrages présentés lors des soirées Kino Session à la faculté.
Son nouveau projet, soutenu par le ministère de la Jeunesse et des Sports (Envie d’agir), par le Crous de Bordeaux, le Fonds de soutien à l’initiative étudiante et Défi jeunes, lui a permis de collecter des subventions.

Tournage de la grande roue de pripyat
Une histoire d’amour
L’action de ce nouveau court-métrage se passe à Pripiat (Ukraine), la ville la plus proche de cette centrale nucléaire de Tchernobyl dont un réacteur nucléaire avait explosé en 1986.
« Le scénario est basé sur l’histoire d’un couple qui vivait dans cette ville, explique Frédérick Diot. L’idée est de raconter une histoire d’amour qui se passe mal, le jour même de l’évacuation de la ville, alors que la femme a disparu. Lui est instituteur ; elle, journaliste. Il revient trois ans après sur les lieux pour comprendre ce qui s’est passé. »
Les séquences ont été tournées à la piscine de Talence, au campus universitaire et sur la route de Macavin à Hérissan sur la commune de Castelnau-de-Médoc, pendant six jours pour dix-huit minutes de projection. La séquence de Castelnau porte sur le retour de l’instituteur dans sa ville déserte. Le décor était bien planté, au milieu d’une forêt qui avait subi la tempête de 1999, où l’on peut encore voir des séquelles, et la route prise sous certains angles montre des flaques d’eau, que la Traban d’origine ne peut éviter. Un panneau noir et jaune signalant une zone de radioactivité faisait également partie du décor.
Ce court-métrage, qui doit sortir fin mars – début avril, aura mobilisé pas moins d’une vingtaine de personnes autour de Frédérick Diot, et sera projeté pour la première fois, à l’université de Bordeaux 3.
(1) Son père est premier adjoint à la municipalité de Castelnau.
Auteur : Jean-Claude Rigault
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