Troisième et dernière partie de la série d’article sur le travail illégal et le spectacle vivant et enregistré. Il s’agit des voies de recours.

Vos voies de recours

En cas de doute, vous pouvez toujours vérifier que votre employeur a procédé aux déclarations en vous adressant à l’URSSAF ou à la section d’inspection du travail de votre lieu de travail.

Art L.8223-2 du Code du travail : Déclaration préalable à l’embauche .

Le salarié obtient des agents de contrôle mentionnés à l’article L. 8271-7, dans des conditions définies par décret, les informations relatives à l’accomplissement par son employeur de la déclaration préalable à l’embauche le concernant.
Lorsque cette formalité n’est pas accomplie par l’employeur, ces agents sont habilités à communiquer au salarié les informations relatives à son inscription sur le registre unique du personnel.

Il vous indiquerons : l’existence ou non d’une déclaration préalable à l’embauche vous concernant, la date et l’heure prévisible d’embauche indiquées par l’employeur ainsi que la date et l’heure auxquellles il a procédé à la déclaration ainsi que la dénomination sociale ou le nom et les prénoms de votre employeur ainsi que son adresse professionnelle et le cas échéant son numéro SIRET.

Si votre employeur n’a pas procédé aux déclarations ou si le nombre d’heures qui apparaît sur votre bulletin de salaire est inférieur à celui que vous avez effectué, vous pouvez saisir le conseil des Prud’hommes pour obtenir réparation. En cas de rupture de la relation de travail, votre employeur devra vous verser une indemnité forfaitaire égale à six mois de salaire.

Art L.8223-1 du Code du travail : Indemnité de rupture.
En cas de rupture de la relation de travail, le salarié auquel un employeur a eu recours dans les conditions de l’article L. 8221-3 ou en commettant les faits prévus à l’article L. 8221-5 a droit à une indemnité forfaitaire égale à six mois de salaire.

Si votre employeur n’a pas déclaré un accident du travail, vous pouvez le déclarer vous –même dans les deux ans/ La caisse primaire d’assurance maladie se retournera alors contre lui et il devra rembourser la totalité des dépenses.

Art L471-1 du Code de la sécurité sociale :  La caisse primaire d’assurance maladie peut poursuivre auprès des employeurs ou de leurs préposés qui ont contrevenu à ces dispositions le remboursement de la totalité des dépenses faites à l’occasion de l’accident.

 

Aprés, les conséquences du travail illégal et le spectacle vivant et enregistré Le deuxième article porte sur les obligations de votre employeur.

Pour que vous soyez en règle, l’employeur a vis-à-vis de vous des obligations.

Il doit :

-  Déclarer votre embauche auprès des organismes compétents (L’URSSAF ou le GUSO).

Le feuillet GUSO tient alors lieu d’attestation Pour le Pôle emploi et les congés payés du spectacle. Il peut tenir lieu de Contrat de travail.

Article R. 1221-5 : La déclaration préalable à l’embauche est adressée au plus tôt dans les huit jours précédant la date prévisible de l’embauche par l’un des moyens suivants :
1° Voie électronique. L’organisme destinataire communique immédiatement à l’employeur un numéro de dossier ;
2° Télécopie. L’avis de réception émis par l’appareil est conservé avec le document transmis par l’employeur jusqu’à réception du document prévu à l’article R. 1221-7 ;
3° Lettre recommandée avec avis de réception, datée et signée de l’employeur, au plus tard le dernier jour ouvrable précédant l’embauche, le cachet de la poste faisant foi. L’employeur conserve un double de la lettre et le récépissé postal jusqu’à réception du document prévu à l’article R. 1221-7.

Article L.7122-23 du Code du travail : Les groupements et les personnes mentionnés à l’article L. 7122-22 procèdent auprès d’un organisme habilité par l’Etat aux déclarations obligatoires liées à l’embauche et à l’emploi sous contrat de travail à durée déterminée :

1° Des artistes du spectacle mentionnés à l’article L. 7121-2 ;
2° Des ouvriers et des techniciens concourant au spectacle, engagés pour pourvoir l’un des emplois figurant sur une liste déterminée par décret en Conseil d’Etat.

- Vous transmettre au plus tard dans les deux jours avant l’embauche un contrat de travail (Article L. 1242-13 du code du travail).

- Vous remettre un bulletin de salaire indiquant les heures réellement effectuées, les cotisations et contributions versées. Lorsque la rémunération au cachet est autorisée, le bulletin de salaire indique le nombre de cachets ainsi que les heures effectuées pour les services de répétitions, selon les conditions prévues par la conventioncollective applicable.

- Déclarer tout accident dans le 48 heures.

 

Je vous propose cet été une série de 3 articles sur Le travail illégal dans le spectacle vivant et enregistré (cinéma, théâtre…).
Les articles seront bien sur à destination des artistes, des techniciens et des personnels administratifs et non pas des employeurs.
La première partie porte sur les conséquences du travail illégal.
La deuxième partie sur les obligations de votre employeur.
La troisième partie portera sur les voies de recours.
Ces articles sont inspirés d’une plaquette éditée en mai 2010 par le ministère du travail.

En tant qu’artiste, technicien ou personnel administratifs quels sont pour vous les conséquences du travail illégal ?

A par les cas rares d’une activité faisant l’objet d’une inscription au registre du commerce et des sociétés, l’artiste est présumé être un salarié.

Le principe général est de ne pas accepter de travail sans être déclaré ou en étant déclaré par une structure qui n’est pas votre employeur réel.
Les conséquences du travail illégal sont lourdes pour l’employé :
- Pas d’ouverture a des droits sociaux liés au travail (maladie, chômage, congés payés, retraite…)
- Possibilité d’être poursuivi pour fraude à l’assurance chômage, aux régimes de protection sociale si la preuve est faites de fausse déclaration de votre part pour obtenir des allocations auxquelles vous n’avez pas droit.

Art L5426-2 du code du travail : Le revenu de remplacement est supprimé ou réduit par l’autorité administrative dans les cas mentionnés aux 1° à 3° de l’article L. 5412-1 et à l’article L. 5412-2. Il est également supprimé en cas de fraude ou de fausse déclaration. Les sommes indûment perçues donnent lieu à remboursement.
Art L114-15 du Code de la sécurité sociale : Lorsqu’il apparaît, au cours d’un contrôle accompli dans l’entreprise par l’un des agents de contrôle mentionnés à l’article L. 325-1 du code du travail, que le salarié a, de manière intentionnelle, accepté de travailler sans que les formalités prévues aux articles L. 143-3 et L. 320 du même code aient été accomplies par son ou ses employeurs, cette information est portée à la connaissance des organismes chargés d’un régime de protection sociale en vue, notamment, de la mise en oeuvre des procédures et des sanctions prévues aux articles L. 114-16, L. 162-1-14 et L. 323-6 du présent code.
Cette information est également portée à la connaissance des institutions gestionnaires du régime de l’assurance chômage, afin de mettre en oeuvre les sanctions prévues aux articles L. 351-17 et L. 365-1 du code du travail.

Artiste Auto entrepreneur ?

Il faut noter qu’un artiste qui exerce son activité suivant les dispositions de l’article L.7121-3 du code du travail ne peut se déclarer auto-entrepreneur pour la même profession.

Art L.7121-3 : Tout contrat par lequel une personne s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un artiste du spectacle en vue de sa production, est présumé être un contrat de travail dès lors que cet artiste n’exerce pas l’activité qui fait l’objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre du commerce.

 

L’actualité sociale des intermittent du spectacle étant malheureusement chargé, je vous invite à découvrir cet appel de L’ACIA

L’A.C.I.A.
association de défense et d’information des acteurs de complément.

Aujourd’hui des négociations reprennent dans le secteur de l’audiovisuel.
Afin de les préparer, l’ACIA et le SNACCT, ont besoin de la présence de
chacun et de l’avis de tous.
Acteurs de complément intermittent, comédiens, chefs de file,
sont invités à une grande réunion d’information

« Lundi 28 septembre 2009 à 18h30 à La Bourse du Travail »
3, rue du Château d’eau Paris 10°

Nos salaires sur les productions télévisions se sont effondrés.
Vous l’aviez remarqué.
Nos droits conventionnels pratiquement jamais respectés.
Vous l’aviez remarqué.
La nouvelle convention collective du cinéma, sur la table actuellement
pouvant s’aligner sur celle de la production de l’audiovisuel,
nous nous devons de réagir, RAPIDEMENT

Nous vous rappellerons à cette occasion que la journée de travail
est de 8 ou 9 heures suivant la convention collective, en aucun cas de 12 heures

www.aciafrance.org
contact@aciafrance.org

 

Je publie aujourd’hui un message de la CIP

Suite à une « erreur informatique » de Pôle emploi-indemnisation (ex-
Assedic) dans le mode de prise en compte des congés maternité et
maladie pour le calcul de l’Indemnité Journalière, plusieurs
centaines d’intermittent(e)s sont sommés de rembourser des « trop
perçus » sur leurs allocations chômage, souvent sans même avoir été
prévenu(e)s.  Beaucoup ont subi, des arrêts d’indemnisation.

Selon Pôle emploi, en région parisienne 195 allocataires ayant ouvert
des droits entre le 26 octobre 2008 et le 16 avril 2009 seraient
concernés par ce recalcul. Combien sur la France entière ?

Nous, recalculés du congé maladie ou maternité et autres
intermittents et précaires solidaires, retrouvons-nous pour
contester  ce rackett organisé. Pas question de subir seul dans son
coin, dans  la culpabilité et la peur. Nous ne sommes pas en faute :
nous  pâtissons des « erreurs » de Pôle emploi comme nous sommes en
butte aux  effets dévastateurs des protocoles Unedic de 2003 et 2007,
sans avoir  voix au chapitre et au péril de notre survie.

Pôle Emploi continue de prélever, en toute illégalité, des « trop
perçus » directement sur nos allocations. Le lancement de procédures
est à l’étude. Allons ensemble récupérer cet argent.

Prévoyez si possible d’êtres disponibles le temps de faire ployer Pôle emploi.
C’est souvent rapide pour un dossier isolé
(voir http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4574 ;
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4351)
mais pour gagner sur plusieurs, il faudra peser davantage.

C’est souvent jusqu’à la fermeture des  services qu’il faut
batailler, lorsque les responsables comprennent qu’ils vont devoir
choisir entre régler les cas, laisser les demandeurs dans les lieux
(au cas ou l’assemblée des présents décide de rester sur place jusquà
satisfaction, ce qui n’est qu’une hypothèse), ou faire appel à la
police pour procéder à une évacuation

Amener les enfants, pourquoi pas ? Et aussi de quoi faire un pic nic
sympa, sa détermination (ils veulent nous briser, jouons les pit
bull, on ne lâche pas !), des amis, collègues.

Ceux et celles qui n’ont pas le temps de rester, il faut venir quand
même, espérons qu’il y ait du relais.

Ceux et celles qui ne peuvent arriver à 10H, passez un coup de fil
(06 87 41 99 83.) pour rejoindre l’action, y compris après 17h, si
cela devait durer tout renfort sera bienvenu.

Recalculé(e)s des congés maladie et maternité, on bloque nos allocs,
on les baisse, agissons pour les récupérer !

Rdv Jeudi 17 septembre à 10h à la sortie du m° Belleville.

_______________________________________________
Recalcules0809 mailing list
Recalcules0809@cip-idf.org
https://listes.domainepublic.net/listinfo/recalcules0809

 

La figuration est très souvent un moyen d’obtenir les heures nécessaires à l’obtention du statut d’intermittent. Les temps sont durs et les abus sur les rémunérations mais aussi sur les conditions générales de travail se répandent. Un rappel aujourd’hui me semblait indispensable.

ACTEURS DE COMPLEMENT CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE du 1 septembre 1967

CC cinéma

Conditions générales de travail (1)

Les cachets alloués aux acteurs de complément représentent la rémunération à eux due pour une présence effective de huit heures par jour.. L’heure du début de tournage prévue à la convocation constitue donc le point de départ de la journée de travail, c’est-à-dire l’heure à partir de laquelle le cachet commence à courir.

Concrétisant un usage constant dans la profession, il est entendu que les acteurs de complément sont d’accord pour consentir au producteur un battement d’une demi-heure entre l’heure portée sur la convocation et l’heure du début de tournage sans supplément de salaire. Toutefois, ce battement sera d’une heure, quel que soit le nombre des acteurs de complément convoqués, lorsqu’il s’agit de films en costumes fournis par la production.

Ce temps de battement ne peut jouer que pour le travail en studio. Il pourra toutefois être appliqué en extérieurs et décors naturels, après accord préalable des syndicats d’acteurs de complément (2), en ce qui concerne les catégories 3 et 4 exclusivement.

Pour le travail en dehors du studio, la journée de travail commencera à l’heure fixée sur la convocation.

La fin de la journée de travail coïncidera avec l’heure du retour à Paris à une station de métro désignée par la production.

Le temps du transport (aller et retour) ne sera pas considéré comme temps de travail, mais sera payé en heures simples.

Toute personne convoquée et ayant répondu à la convocation aura droit au cachet entier.

Lorsque le tournage s’effectue de nuit, un dimanche ou jour de fête, les heures sont payées au tarif double, les heures considérées comme heures de nuit étant celles comprises entre 20 heures et 6 heures du matin.

Par exception, les heures de travail effectuées après six heures du matin et suivant immédiatement un travail de nuit seront rémunérées également sur la base du tarif de nuit.

En service de 12 heures à 20 heures, l’indemnité de repas est due après la première heure supplémentaire écoulée.

Lorsque les huit heures de tournage débuteront ou se termineront avant l’ouverture du métro, la production devra se charger du transport des artistes de complément à leur domicile.

Les heures supplémentaires de jour sont payées à raison d’un huitième du cachet, plus 25 p. 100.

Au cas où le travail mixte se prolongerait au-delà de 0 h 30, il sera dû un cachet de nuit.

Films tournés à Paris et dans la région parisienne

Le producteur s’engage à utiliser au moins 80 p. 100 de professionnels du spectacle sur l’ensemble de la figuration engagée dans un film.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de cette convention sur ce lien

http://www.legifrance.gouv.fr/affichIDCC.do?idConvention=KALICONT000005635995

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