Le journal Sud ouest a fait un article sur le film ESCORTE dont je vous propose la lecture ici.
Le tournage commence ce jeudi matin, dans un appartement de Saint-Pierre. Il se poursuivra, jusqu’au 6 juin, entre un hôtel libournais et le parc ou les bâtiments de la fac de sciences, à Talence.
Ces lieux vont voir apparaître une mini-caméra DV, une perche, un projecteur, un chariot de travelling, et, au centre de cet attirail ambulant, une petite troupe largement étudiante : les trois comédiens principaux sont des comédiens en formation, les deux assistantes du réalisateur sont inscrites en mastère cinéma (Bordeaux 3), les trois scriptes sont étudiantes à Bordeaux 1, l’éclairagiste et le preneur de son font leurs armes en BTS audiovisuel… et leur chef d’équipe, le « réal », est étudiant en troisième année de physique-chimie, à Bordeaux 1. Ludovic Lescieux, 22 ans, passionné de réalisation, porte ce projet depuis plus d’un an. « Ayant peu d’expérience, j’ai décidé de me créer ma propre expérience », observe-t-il avec énergie.
Petit budget de 5 200 euros
Pour ce premier film, intitulé « Escorte », l’aspirant-cinéaste a choisi un sujet caché, difficile à mesurer : la prostitution étudiante. « J’ai beaucoup travaillé avec la sociologue Éva Clouet, spécialisée sur ce thème, mais aussi à partir de livres de témoignages ou de rapports, parfois controversés, d’organisations syndicales étudiantes. Autre source, à ma grande surprise : le bouche-à-oreille. Je n’ai pas eu trop de mal à trouver des étudiantes qui ont été confrontées à cette expérience… La prostitution étudiante n’a rien à voir avec la prostitution traditionnelle, le trottoir. Elle est souvent occasionnelle et passe par le Net. »
Ludovic a imaginé l’histoire de Mathilde, brillante étudiante qui veut devenir astrophysicienne mais manque d’argent. Le baby-sitting sera une première parade à la galère, mais cette option lui rapporte peu, tout en lui coûtant beaucoup de son temps, notamment de son temps de révision. Soumise à un contre-la-montre pour régler des loyers impayés, Mathilde devient escorte. Une fois, deux fois… sans mesurer qu’elle paiera cash, au moment des révisions pour les examens, le coût psychologique de cette activité. « J’essaie d’avoir une approche nuancée de mon sujet. Par exemple, il y a parmi mes personnages, une étudiante qui a choisi la prostitution, pour rompre, psychologiquement, avec un milieu familial et une éducation très stricts qui l’ont fait souffrir. »
Ce film de 52 minutes sera montré l’an prochain dans les quatre universités du campus. Et peut-être, selon sa qualité, dans quelques salles de l’agglo. Il faut voir le résultat, mais Ludovic inspire plutôt confiance, par sa réflexion et par sa détermination. Laquelle lui a permis de rassembler, pour financer ce tournage, un petit budget de 5 200 euros grâce aux aides du Crous, de Bordeaux 1, de la mairie de Talence, de Bordeaux IV, et de Jeunesses et Sports.
Julien Rousset
Articles a lire également:
- Article du journal DirectBordeaux7 du 8 juin 2008 sur le film « ESCORTE »
- Article du journal sud ouest du 7 janvier 2011 sur le film « Pour l’honneur »
- Article du journal Sud Ouest du 3 novembre 2010 : « Pour l’honneur », le film tourné pour le plaisir
- 2ème article du journal Sud Ouest du 3 novembre 2010 sur le film « Pour l’honneur » : La guerre froide recréée en Haute Gironde
- Article du journal sud ouest du mardi 2 mars 2010 sur le tournage du film « La grande roue de Pripiat »
Date, lieux et horaires des autres diffusions ?
Comment a t’on accès à ce film pour le visionner autrement que le 14/04/10?
bonjour
Ludovic est en train de travailler sur le son pour que le film soit plus largement diffusé.
Je rendrais compte des diffusions sur ce blog quand j’en aurais connaissance.
ayya