Un tabou sur le devant de la scène

Ludovic Lescieux, étudiant à Bordeaux-I, termine le tournage d’Escorte, un film sur le sujet délicat de la prostitution étudiante

Tout commence avec un article, un sujet qui choque : la prostitution étudiante. Intrigué par la question, Ludovic Lescieux, 22 ans, s’informe, rencontre et va même jusqu’à se faire passer pour une escorte. «C’est très facile de franchir le pas, surtout sur Internet. En deux, trois jours à peine, j’avais reçu près de 90 messages de clients potentiels», déclare-t-il.

Une réalité d’autant plus frappante que lorsqu’il en parle autour de lui, Ludovic découvre qu’il côtoie quotidiennement des étudiantes qui ont régulièrement recours à cette pratique. «Très facilement, j’ai pu rencontrer des jeunes filles qui sont dans ce cas-là, généralement de façon inopinée, en soirée.Elles sont comme tout le monde. Elles galèrent pour payer leurs factures et c’est le moyen qu’elles ont trouvé pour gagner rapidement de l’argent».

Un an et tout autant de recherches plus tard, le voici qui tourne son premier film sous la casquette de réalisateur. Une fiction qui s’inspire des différents témoignages qu’il a pu recueillir et qui confronte Mathilde, une jeune étudiante cherchant à devenir astrophysicienne, à la dure évidence d’une vie ponctuée par les impayés. C’est parce qu’il lui faut toujours plus et encore plus vite qu’elle finit par essayer «juste pour cette fois». Mais il s’agit d’un cercle vicieux et infernal. «C’est le virtuel qui mène, en quelque sorte, à la débâcle psychologique», explique-t-il.

Le jeune réalisateur considère que la prostitution de rue est totalement différente de celle à laquelle ont recours les étudiantes. «C’est plus occasionnel, pour dépanner et par rapidité. Par ailleurs, les clients recherchent quelque chose en plus : ce qu’on appelle le «social time», un temps avant l’acte pour faire connaissance, au restaurant par exemple».

Financé à hauteur de 5 200 € par des fonds publics locaux, le film devrait être projeté à la rentrée dans les quatre universités de Bordeaux, voire dans certaines salles.

Articles a lire également:

  1. Article du journal sud ouest du jeudi 21 mai 2009 sur le film ESCORTE
  2. Article du journal sud ouest du 7 janvier 2011 sur le film « Pour l’honneur »
  3. 2ème article du journal Sud Ouest du 3 novembre 2010 sur le film « Pour l’honneur » : La guerre froide recréée en Haute Gironde
  4. Article du journal sud ouest du mardi 23 février 2010 sur le film « La grande roue de Pripiat »
  5. Article du journal Sud Ouest du 3 novembre 2010 : « Pour l’honneur », le film tourné pour le plaisir

  9 Responses to “Article du journal DirectBordeaux7 du 8 juin 2008 sur le film « ESCORTE »”

  1. ouais je l’ai lu !!!

  2. j’ai un rôle très interessant dedans

  3. je me doute ! tu nous en as parlé ! on verra ça à la rentrée … :)

  4. J’ai hâte de le voir….

  5. cela a l’air tres interessant Patrick.. Tu m’en avais parlé mais à lire l’article.. cela donne vraiment envie de voir le resultat.. Le sujet est fort, et hélas incroyablement présnet dans notre société.
    Il est bien d’aborder le problème par cet angle là.
    Je suis bien content de te connaître..

  6. Merci Patrick
    c’était un chouette tournage dans des super lieux avec des gens adorables et un scénario que j’avais aimé quand on m’avait proposé ce rôle trés interessant. Je suis aussi trés content de te connaitre

  7. Il va nous couter de plus en plus cher cet acteur.

  8. L’amour est dans l’air ♥

  9. ne parlez pas de malheur.. je lui dois deja de l’argent.. il ne faudrait pas qu’il augmente ses tarifs.. au delà de mes possibilités…

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